Créer son entreprise en périnatalité, c’est se lancer dans un secteur riche de sens… mais tellement exigeant. Entre les fausses croyances, les conseils contradictoires et la pression de “bien faire”, on s’éparpille et perd facilement confiance. Cet article te guide à travers 5 erreurs fréquentes qui freinent les entrepreneures en parentalité au démarrage. Pas pour t’effrayer, au contraire. L’idée est de t’aider à gagner du temps et d’avancer avec pertinence. Afin que tu puisses construire un projet solide, aligné avec ta vision.
Créer son entreprise en périnatalité : commence du bon pied !
Dans l’article précédent, je te parlais du moment où tu te lances comme entrepreneure en périnatalité, tout en gardant un pied dans le salariat. L’idée était de t’aider à poser les premières pierres de ton activité. Partons maintenant du principe que tu es prête à avancer en voulant bien faire. Mais attention : 9 pros sur 10 répètent les mêmes erreurs au démarrage. Alors plutôt que d’aller de l’avant les yeux fermés, je te propose d’analyser les éléments qui pourraient bloquer ton ascension.
👉En route vers les erreurs les plus fréquentes chez les entrepreneurs débutants en parentalité.
Ouvrir son entreprise en périnatalité : 5 erreurs à éviter

1.Laisser ses croyances limitantes prendre le dessus
Quand tu décides de fonder ton propre business, certaines peurs ancrées au plus profond de toi apparaissent. Ces dernières se cachent derrière des actions censées être raisonnables. Citons par exemple le fait de s’inscrire à une énième formation (histoire d’être vraiment prête). Cela donne l’impression d’avancer, mais en réalité, ces idées t’immobilisent. Parce qu’ici, seule ta peur parle. Cette crainte de l’échec représente un réel obstacle à l’entrepreneuriat. En pensant que tu n’es pas à la hauteur, tu imagines qu’il te sera impossible d’attirer des clients sans cette formation. L’erreur à ne pas commettre est de laisser ce sentiment décider de ton avenir professionnel.
La seule chose qui construit vraiment ta légitimité, c’est le côté pratique. Prendre ta place. Devenir visible. Proposer tes premières séances. Recevoir des retours. Ajuster. Recommencer. Et surtout : ne pas rester seule. Tu peux notamment rejoindre un groupe d’entrepreneurs et t’entourer d’alliées (même virtuelles). Ces diverses actions nourrissent ton mindset d’entrepreneure.
💡 Astuce Mé.mots.rable – Connais-tu l’exercice du fear setting ? Je le conseille quand on souhaite créer son entreprise en périnatalité. L’objectif est de mettre à plat tes peurs pour passer à l’action. Voici comment le réaliser ➡️
- 1. Liste ce qui pourrait arriver de pire si tu te lançais (manquer de clients, être critiquée…).
- 2. Réfléchis à la façon d’y prévenir, ou de réagir si tes craintes deviennent réalité.
- 3. Prends de la hauteur grâce à ces solutions et gère ce qui te semblait insurmontable.
2.Perdre du temps sur des outils marketing non-essentiels
En tant que nouvelle doula ou consultante en lactation, tu apprends qu’avoir un site constitue un essentiel. Qu’il te faut une identité visuelle, une stratégie de contenu cohérente, une charte graphique parfaite. Quelle pression ! Tu passes des semaines à peaufiner tes outils de communication. Mais pendant ce temps, tu ne rencontres aucun prospect et n’échanges pas avec les familles à accompagner. Et c’est là l’erreur : vouloir que tout soit parfait avant même d’avoir testé ton activité sur le terrain.
Ton offre est en pleine construction. Tes prestations vont évoluer selon tes premières expériences clients. Alors oui, un site internet est utile. Mais pas directement. Tu peux très bien commencer avec une simple page de vente. Lorsque ton accompagnement sera rodé, ton discours affiné et ton offre validée, tu pourras construire un site aligné avec ta proposition.
💡 Astuce Mé.mots.rable – S’il y a bien un outil sur lequel te concentrer dès le départ, c’est la fiche Google My Business. Permettant d’apparaître dans les recherches locales (“consultante sommeil Montpellier”), elle donne accès à tes coordonnées et tes avis. Gratuite et simple à configurer, la fiche s’avère redoutablement efficace pour te rendre visible dans tes environs géographiques.
3.Distribuer des cartes de visite à tous les publics
Quelle fierté d’obtenir ce nouveau statut : accompagnante parentale. Comme tes consoeurs, tu estimes que pour créer son entreprise en périnatalité, il est impératif d’imprimer des cartes de visite. Au plus tu en distribues, au plus tu as de chances d’être contactée, non ? Et bien en réalité, non !
Donner ta carte sans cibler, c’est comme lancer une bouteille à la mer. Sans savoir à qui tu t’adresses, ton message sera flou et personne ne s’y reconnaîtra. Considérer que chaque famille est un prospect représente l’erreur à éviter. Pour parvenir à toucher des clients, tu dois savoir exactement à qui tu parles (quel est ton public cible ?) et comment tu le fais (où le trouves-tu et quel message faire passer ?). Une seule rencontre bien ciblée vaut cent cartes distribuées au hasard…
💡 Astuce Mé.mots.rable – Et pourquoi ne pas plutôt créer un flyer ? Dédié à ta cible, ce support stratégique comprend une accroche forte, un message clair ainsi qu’un appel à l’action. Par exemple : un flyer s’adressant aux mamans en post-partum déposé dans un cabinet de pédiatre. Pertinent, cet outil peut vraiment convertir. La preuve dans cet article : 👉 Création de flyers en périnatalité : encore utile en 2025. Et en ce qui concerne les cartes de visite, mieux vaut chercher à récupérer celles de tes interlocuteurs. Cela te permet de les relancer directement plutôt que d’attendre qu’ils te contactent sans rien pouvoir faire…
4.Publier un post Insta “Ça y est, je me lance !”
Tu ouvres ton compte Instagram, insères une photo pro de toi et écris ce premier post :
“Je suis devenue doula. Suivez-moi dans cette nouvelle aventure !”. Tu publies et attends les réactions. Rien. Des likes, un commentaire d’une amie, mais aucun client. C’est logique. Les familles que tu souhaites accompagner ne te connaissent pas (encore). Réserverais-tu un accompagnement juste après avoir vu passer une publication enthousiaste ? L’erreur est de penser que seul l’effet d’annonce va attirer ta clientèle. C’est bien la valeur que tu comptes apporter progressivement dans l’esprit de ton public cible qui te permettra d’évoluer. Créer son entreprise en périnatalité, c’est :
- opter pour un réseau social que tu maîtrises ;
- t’y faire une place en participant à des groupes ciblés (parentalité, forum, etc.) ;
- poster régulièrement de façon qualitative (savoir à qui tu parles et quel besoin tu combles en partageant ton conseil).
💡 Astuce Mé.mots.rable – Tu n’es pas là pour vendre dès tes débuts sur ces réseaux, mais pour créer du lien. Propose un réel “3 astuces pour un endormissement au calme”, ou prévois un live sur la préparation à l’allaitement. Puis, contacte les personnes qui ont interagi avec ton contenu. Ne l’oublie pas : la confiance précède la vente. En complément, je t’invite à relire mes conseils concernant les premières actions à entreprendre lors de sa création d’entreprise en périnatalité en 2025.
5.Ne pas tester son offre dans la réalité

Sur ta page de vente de consultante en portage, tu as listé tes accompagnements avec leurs tarifs, durées et objectifs. Mais aucune réservation. Où est le problème ? Tu en viens à douter de tes compétences. Ceci constitue une erreur souvent constatée lors de mon accompagnement entreprendre en périnatalité. Parce qu’en réalité, le point noir, c’est que ton offre est construite à l’envers. Un service ne peut pas être parfait sans un test sur le terrain. Tant que tu n’as pas rencontré de familles, vu leurs réactions, entendu leurs objections, tu n’as qu’une vague idée de ce dont elles ont réellement besoin. Tester, cela signifie :
👶 Proposer ton service à une famille de ton entourage.
💬 Demander des retours honnêtes.
📝 Ajuster ton contenu, ton prix, ton déroulé.
Seulement après diverses expériences, tu peux affiner ton positionnement et prendre confiance. Tu parleras ainsi plus facilement des bénéfices concrets de tes accompagnements. Et ça, c’est hyper pertinent quand on veut créer son entreprise en périnatalité.
💡 Astuce Mé.mots.rable – Voici un petit challenge comme je les aime. Choisis l’une de tes prestations et trouve une famille prête à le tester. À la fin du service, demande aux parents ce qui leur a été le plus utile et ce qui manquait. Recommanderaient-ils l’accompagnement ? Tu verras : ce premier retour du terrain vaut de l’or face à tes heures de réflexion.
À retenir
Créer son entreprise en périnatalité, c’est éviter de tomber dans 5 pièges courants :
- immobiliser ton entreprise à cause de croyances limitantes ;
- éviter la perte de temps sur certains outils marketing ;
- cibler précisément ton audience plutôt que disperser tes efforts ;
- publier sur les réseaux sociaux avec une vraie stratégie de valeur ;
- tester ton offre directement auprès des familles pour l’ajuster en continu.
Ce chemin demande de la patience et de la persévérance, mais surtout de l’action concrète, loin de la quête de la perfection. Si tu te sens prête à poser ces bases solides et que tu as envie d’échanger à ce sujet, je suis là : Léna, coach business en périnatalité et en parentalité. La prochaine étape sera d’apprendre à te démarquer, en développant une communication qui reflète ton engagement auprès des familles. On en parle ?
Léna Pillet-Seclier.
Fondatrice de Mé.mots.rable.




2 réponses
Merci Léna pour cet article ! J’aime beaucoup la mise en avant du test terrain avant de chercher la perfection. C’est souvent ce qui bloque au démarrage, alors que les retours des familles sont la meilleure base pour progresser.
Merci pour le retour Nadia. Effectivement le piège d’attendre que ce soit « parfait » est vraiment dangereux.
Même si c’est louable de vouloir bien faire, il ne faut pas que ce soit au détriment du passage à l’action !